Blunk (plugged)

BLUNKELECTRO

(voir aussi BLUNKACOUSTIQUE et POESIEELEMENTAIRE2.0)

Quand on ne parle pas le même langage, le mieux est encore de s’asseoir autour d’une table et d’essayer de se forger un vocabulaire commun.

Fin 2012, c’est ce que font Frédéric Jouveaux (percussions et chant) et Jean-Philippe Tomasini (guitares et chant) en ouvrant un atelier.
Ils sont rejoints en 2013 par Juliette Lacroix (violoncelle).

Le chantier n’est pas mince : il faut d’abord trouver la table. En châtaigner de préférence. Pour mieux la déconstruire, voire plus si affinités.

Les idées bouillonnent, mais trois mois sont nécessaires pour qu’un premier mot soit trouvé.

Ce sera [ blʌŋk ]

Le son est là, brut de décoffrage.
Quant à lui assigner un sens, c’est une autre paire de manches.

On les retrousse donc, puis on met le casque : tentatives incessantes d’assemblages de voix, frappes, guitares, banjo et violoncelle…

La tache est ardue, d’autant qu’une quatrième instance s’invite dans l’équipe : l’Électronique.
Avec son lot d’amplis, de machines, d’ordinateurs et de câbles. Beaucoup de câbles…

Le volume monte.
Le souvenir des premières ébauches acoustiques s’estompe…
L’écho samplé de vies extérieures au trio s’impose en grondant : le Monde, quoi !

Le travail n’est pas plié en deux temps trois mouvements. Plutôt en 7. Ou 11. Ou pas fini d’être plié du tout.
Et puis d’ailleurs, pour finir un travail, encore faut-il savoir où l’on va.

Le résultat tient avec des clous et des vis, laissées apparentes :
un jeu de construction fait pour l’essentiel de compositions originales, intégrant quelques pièces arrachées à des répertoires d’influence.