Poésie élémentaire 2.0

Invitation littéraire, poétique et musicale

l’Île Nouvelle – été 2017

une lecture musicale de textes poétiques sur le thème de la nature et des éléments, dédié à l’île et à son rivage.

Textes de Pablo Neruda, Nazim Hikmet, Attila Joseph, Edouard Glissant, Jules Supervielle, René Char, Jean-Philippe Tomasini et Fred Jouveaux.

Avec les musiciens du groupe (Blunk) : Juliette Lacroix (violoncelle), Jean-Philippe Tomasini (guitare, percussions, samples)

Comédien : Fred Jouveaux

Son : Emilie Cabezas/Thomas Bienvenu

Moyens techniques : Collectif blOp (interjection)

 

Le spectacle :

Le dispositif est simple.

C’est la fin de matinée. Derrière l’école du village. Au pied de l’arbre qui vit ici, qui bruisse au gré du vent, les artistes sont là. Sur leurs sièges. À même l’herbe. Un violoncelle, une guitare, quelques objets sonores éparses, quelques microphones sur leur pied jaillissent du sol encore endormi. Un computer égaré dans un coin nous rappelle son époque.

Les visiteurs sont espérés. Des bancs sont là qui les attendent. On les entend au loin qui arrivent. Ils descendent du bateau, traversent le village, s’installent sur les bancs. Ça bavarde discrètement. Quelques notes échappent. Glissent sur l’air doux. Se mêlent aux conversations. Peu à peu le silence se fait. Puis le vent entre en scène. Il joue sa petite musique avec les feuilles de l’arbre. Ça commence…

Le dispositif est semi acoustique et fixe : les instruments acoustiques et la voix sont repris par les microphones. La sonorisation est légère et joue avec les éléments environnant : vent, oiseaux… Les matériaux électroniques se mêlent à la symphonie minimaliste. Les mots d’Édouard Glissant ouvrent le bal :

« Voici les affiches noueuses, sur les arbres, nourries de feuilles. De chair, les animaux me sont amis. Les fleuves passent à travers moi vers la transparence des terres me voilà… »

Ça se poursuit pendant 1h et quinze minutes. Environ.

Une poésie organique

Le qualificatif « élémentaire » renvoie naturellement à l’idée d’une approche quasi essentialiste du travail poétique : le besoin de poésie est inhérent à la condition d’être humain !…

Mais ici, « élémentaire » est aussi pris dans son sens premier : qui a trait aux éléments : l’air, la terre, l’eau, les forces telluriques… Sur la base de textes de poètes contemporains, c’est à une lecture organique à laquelle nous convions les spectateurs. La nature, sauvage et indomptable y sera célébrée dans cet écrin de verdure que constitue l’ile Nouvelle. Des envolées lyriques et tempétueuses de Robinson Jeffers célébrant un rivage qui lui est cher, celui d’un autre Océan, lui aussi tourné vers l’Ouest, le Pacifique, à la prose poétique d’Edouard Glissant, pour qui la terre parle des racines et rappelle la condition des hommes noirs à laquelle notre estuaire n’est pas si étranger, comme nul ne l’ignore ; de la grandiloquence tellurique et enflammée d’Attila Joseph à la désarmante et limpide simplicité de Pablo Neruda, le corpus ainsi constitué est un ensemble homogène qui sens bon la terre et les embruns, la vase et la varech. Nous y ajoutons même quelques textes originaux composés pour l’occasion ! Les textes seront tour à tour ballottés par les vents du large ou apaisés par la brise légère, clairs et lumineux comme le soleil, sombres et obscurs comme les fonds marins. Ils seront flux et reflux, surgiront des tréfonds de la Terre, mère matricielle de toute poésie, incisifs et saillants comme une lame de fond…

La rumeur du Monde

Sur la base d’un dispositif semi-acoustique, la partition musicale alterne des phases de musique improvisée avec des compositions originales.

Juliette Lacroix au violoncelle et Jean-Philippe Tomasini à la guitare, aux samples et aux objets sonores, croisent des mélodies aériennes et spacieuses avec des climats bruitistes. Les multiples possibilités sonores du violoncelle sont exploitées, les rythmiques obstinées ciselées à la guitare invitent au recueillement.

Tout au long d’un dialogue fraternel, textes et musique cheminent un temps conjointement, parfois se confrontent, puis glissent lentement vers le silence, pour finalement se fondre à la rumeur du Monde…

Mais sur cette île, le silence n’est jamais vraiment le silence. C’est pourquoi la petite musique de l’île est totalement intégrée à la « partition » : la mélopée du vent dans les frondaisons, le chant de oiseaux qui nichent alentour, les clapotis de l’eau… La poésie élémentaire du chant du Monde !

A partir de 15 ans.

Sur l’île Nouvelle au départ de Blaye et de Cussac-Fort-Médoc, le samedi 29 juillet à 19h, le dimanche 13 août à 11h30 et le dimanche 1er octobre 2017 à 15h. Durée : 1h15

 

Ports de départ / vente des billets

De Blaye et de Cussac- fort- Médoc :

Temps de traversée : Blaye (10 mn), Cussac-fort-Médoc (30 mn).

 

Réservation indispensable !! Renseignements ici !

 

Pour en savoir plus :

Consulter le site web du Conseil départemental de la Gironde :

Programme de l’île Nouvelle 2017

tél : 05 56 82 71 79