Kicékébête ?

À partir de 4 ans

Ouvrages :
Bêêêtes ! de Christian Voltz
La promesse de Jeanne Willis & Tony Ross
La grenouille à grande bouche de Elodie Nouhen & Francine Vidal

Avec : Tony LEITE (Guitare, trombone) et Fred JOUVEAUX (texte, banjo)

Durée : 40 minutes

Pour visionner le teaser vidéo de ce spectacle, c’est ici.

Notes d’intention :

C’est la question que nous adresse le drôle d’oiseau qui traverse la page en quatrième de couverture du livre « Bêêêtes ! » de Christian Voltz. Un paysan, vraisemblablement chasseur à ses heures, ce comporte comme un sauvage mal embouché avec les petites bêtes de tous poils (et de toutes plumes…) qui ont le malheur de traverser son champ. À grands coups d’invectives, il les en chasse manu militari et sans ménagement, sous le regard incrédule de son chien et d’un mouton qui paît paisiblement non loin de là. C’est ainsi qu’on peut poser légitimement cette question : de l’homme ou de l’animal, lequel est le plus « bête » ?

Cette question trouve un prolongement au dénouement inattendu dans « La promesse » où des petites bestioles – un têtard et une chenille – adoptent l’un pour l’autre des comportements peu amènes qui nous rappellent étrangement des choses déjà vues chez nos congénères humains.

Quand à « La grenouille à grande bouche », ses mésaventures clôturent en apothéose ce triptyque consacré aux petites (et aux grosses) bêtes un peu bébêtes…

Deux comédiens/musiciens incarnent avec entrain les personnages de ces deux histoires pour une lecture musicale revigorante et animée. Tour à tour chasseur ou chien de garde, chenille ou têtard, les acteurs prennent les masques d’une humanité tantôt féroce, tantôt désabusée. Des apartés musicaux viennent ponctuer le récit de clins d’œil drolatiques. Des chansons originales interprétées sur le vif donnent de l’épaisseur aux personnages. Le trombone à coulisse devient un fusil, le chasseur à l’accent du Berry et les animaux, comme par magie, prennent vie par la grâce de quelques objets sonores savamment détournés… Ils nous interrogent, par un très opportun effet de miroir, sur notre condition d’être humain et sur les liens que nous tissons entre nous.

Les illustrations des ouvrages sont projetées au cours d’une lecture musicale, qui s’adresse aux enfants dès la fin du cycle 1.

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