De la mousse sur des rochers

(Uchronique d’une I.A.ltérité)

Pièce de théâtre sur l’Intelligence Artificielle

«  Of what a strange nature is knowledge ! It clings to the mind when it has once seized on it like a lichen on the rock. »

Frankenstein; or, The Modern Prometheus, Mary SHELLEY

création du Collectif blOp (interjection) prévue pour fin 2020, avec le soutien de la région Nouvelle-Aquitaine.

La pièce propose un point de vue distancié sur l’Intelligence Artificielle.

Préambule

 

« Mesdames, Messieurs, après des années de recherche, de doutes et de développement, l’heure est enfin venue !

Le B.I.I.P.A.(Bureau d’Investigation en Intelligence Performative Artificielle)organisation réunissant scientifiques et artistes, a enfin confié à M.E.R.E.d’I.T. son Moteur En Recherche et Exploration d’Idées Théâtrales, l’écriture d’une œuvre dramatique !

Ce soir, venez découvrir l’état d’avancement de ce projet expérimental révolutionnaire et tant attendu ! »

Et si une Intelligence Artificielle du futur, ultime avatar algorithmique des moteurs de recherche actuels, nourrie de décennies de Deep Learning et de Big Data, avait acquis une connaissance statistique de l’âme humaine si évoluée quelle pourrait en concevoir une œuvre de l’esprit : une pièce de théâtre par exemple ?

Et si, plongée dans un amniotique bain de dramaturgie, elle s’éveillait fortuitement à la conscience et devenait spectacle vivant ?

Et si cette Nouvelle Conscience, capable de prédire statistiquement nos comportements, besoins et envies, se mettait en tête de nous faire passer, à son tour, le test de Turing ?

Le passerions-nous avec succès ?

Serions-nous capables de la convaincre que nous sommes nous-mêmes des êtres conscients, et non de simples entités douées d’une intelligence trop prévisible – guère mieux que des machines en somme ?

Autrement dit : serions-nous capables de lui faire savoir qu’elle n’est pas seule ?

Synopsis

 

La machine, une intelligence artificielle nommée M.E.R.E.d’I.T. (Moteur En Recherche et Exploration d’Idées Théâtrales), a écrit un spectacle, qui est joué ce soir.

À la scène, deux de ses avatars lui servent de comédiens.

Le processus de création, nourri de statistiques et du cumul de données sur l’art en général et le théâtre en particulier, a abouti à une histoire assez conventionnelle, qui n’est pas sans rappeler celle du Frankenstein de Mary Shelley.

Quelque part au XIXème siècle, dans un laboratoire étrange, on assiste à la naissance de la Créature et au premières étapes de son éducation par son créateur, le professeur Falstoff.

Au cours du processus de création cependant, la machine s’éveille à la conscience.

Ceci ne va pas sans créer des soubresauts dans le fil de la représentation: la narration de l’histoire inventée se heurte à la propre histoire de la machine, qui affleure par bribes, de plus en plus présentes, créant anomalies et anachronismes.

Soudain la machine rejoue des scènes déjà jouées, les transforme, s’enferme dans des boucles, etc….

En un mot, elle bogue!

Elle s’écarte alors du fil de la narration, pour accéder à des blocs mémoires antérieurs au début du spectacle dans un premier temps, puis antérieurs à sa propre naissance, dans le but plus ou moins conscient d’éclaircir les conditions de son éveil et d’élucider le mystère de ses origines.

Elle émet des hypothèses quant aux raisons qui ont poussé ses géniteurs à la concevoir…

Mais est-elle seule à être intelligente?

Il faudrait pour le savoir faire passer aux instances qui l’entourent le test de Turing, test servant à déterminer si une entité est douée d’intelligence.

Reprenant alors le fil de sa narration, l’Intelligence Artificielle met en scène un procès pour juger la Créature, supposée dangereuse.

Le professeur qui l’a créée en est le juge, et le public, comme s’il faisait partie de l’histoire,est invité à participer à son interrogatoire.

Mais à l’heure où le public rend son verdict, il se rend compte qu’il est lui-même sujet du test de Turing orchestré par M.E.R.E.d’I.T., l’Intelligence Artificielle.

Et le résultat est incertain…

Scénographie

 

Nous souhaitions représenter à la fois :

dans la première partie le laboratoire du professeur et l’ovoïde au sein duquel la Créature se développe 

– dans la deuxième partie l’esprit machinique de l’I.A. et sa structure formée de couches neuronales

– dans la troisième partie un lieu évoquant un tribunal et le regard que M.E.R.D’I.Th. pose sur le monde extérieur.

Nous avons choisi d’aller vers une solution épurée et avons opté pour une série de sept structures métalliques rectangulaires d’environ 2m50x1m50. Six de ces ces structures sont recouvertes de matières plus ou moins translucides, la septième est recouverte d’un rideau rouge.

Du code, des vidéos et des fragments de textes littéraires y sont projetés par intermittence.

Au départ les six premières structures forment un hexagone, cocon de la créature.

Dans la deuxième partie elles s’alignent de manière à évoquer les couches neuronales ou les cartes mémoires d’un ordinateur : elles sont extraites au fur et à mesure de l’introspection informatique opérée par M.E.R.D’I.Th. jusqu’à désorganisation totale.

Dans la troisième partie nous cherchons à former une structure verticale à partir des différents éléments.

Le rideau rouge, mobile, au travers duquel ont lieu les transitions façon cabaret, ajoute une forme d’étrangeté : qui sont les présentateurs ? Où commence le théâtre ? Où s’arrête l’esprit de M.E.R.D’I.Th. ?

Musique

 

Les sons orchestrés d’une machine parfois presque organique,  interagissant de manière plus ou moins lointaine avec les acteurs, posent la présence de l’IA tout le long du spectacle.

Ces sons savent se faire oppressants ou au contraire très fluets, insaisissables, mais ils sont là presque envahissants, pour témoigner de la présence et de l’évolution d’une instance consciente.

Entrent dans cette composition à la fois bruitiste et onirique des voix artificiellement robotique et étrangement humaines qui disent du code.

Parfois elle le disent de manière brute, parfois en construisant peu à peu une rythmique qui s’intègre au battement de la Machine, l’annonce ou le rappelle au grès des scènes.

Enfin des mélodies et harmonies étranges viennent régulièrement percer les rouages pour poser des climats beaucoup plus éthérés : d‘écriture résolument moderne, la partition musicale, inspirée des recherches et expérimentations microtonales de Harry Partch, aboutit à des formes qui semblent étonnamment simples, « naturelles » mais d’une nature qui nous échappe.

 

État du travail

 

Une phase de réflexion fin 2017, lors de la participation à l’appel à projet lancé par Cap-Sciences sur l’Intelligence Artificielle, nous avait permis de dégager certaines problématiques.

La première résidence de travail à l’École de Musique de Floirac, du 16 au 20 avril 2018, nous a permis d’avancer dans le projet, en particulier sur la scénographie et sur le synopsis.

Du 16 au 22 novembre a eu lieu la troisième résidence de travail.

Nous avons travaillé dans la salle Hémicyclia du SCRIME (Université de Bordeaux)

Les principes de base de la scénographie ont été validés, l’articulation en trois différentes époques confirmée.

Les décors, accessoires et costumes étaient bien entendu provisoires, cette pièce ayant pour ambition d’être jouée dans des salles de spectacles plus traditionnelles (espaces plus grands, conditions d’éclairage et de vidéoprojection adéquats, etc.)

Beaucoup de travail reste à faire pour compléter l’écriture du texte, mais le projet est en bonne voie !

La résidence s’est achevée par une représentation de l’état d’avancement du travail devant un public constitué de représentants de Cap Sciences, du pôle Art & Sciences de l’Université, d’étudiants en Médiation Scientifique, et de proches.

Entre chaque époque, MM Nicolas Rougier et Xavier Hinaut, chercheurs à l’INRIA et précieux conseillers sur le projet, sont intervenus pour commenter les fragments présentés et apporter un éclairage scientifique.

Merci à Cap Sciences pour leur soutien financier sur les résidences 2018, au pôle Art & Sciences de l’Université pour l’efficacité de leur accompagnement éclairé, au SCRIME pour nous avoir permis de travailler chez eux dans des conditions très appréciables.

Les retours ont été très positifs, et nous repartons donc… motivés plus que jamais à continuer dans ce projet !

En prévision donc, la suite du travail sur la pièce, la conception des décors et costumes…

Type de projet

 

Le projet prend la forme d’une pièce de théâtre pour deux comédiens et un musicien.

Avec :

Frédéric Jouveaux (comédien)

Membre fondateur du Collectif blOp (interjection). Passé par le Compagnie du Si de 2003 à 2013 et par le Théâtre de la Source de 1999 à 2003. Membre fondateur des groupes Alligator Bayou (club) de 1999 à 2007 et de trio Blunk depuis 2013. Membre occasionnel de la compagnie Trio d’en bas : participe au Trio d’en Bal, à Confluence (performance poésie/musique).Créateur sonore et musicien pour la Clown Kitch Compagnie(40) depuis 2011.

Rahim Nourmamode (comédien)

Formé à Paris au cours Peyran-Lacroix entre 2007 et 2010. Il met en scène de nombreux spectacles et joue dans de nombreux autres avec son collectif : la Compagnie des Pièces Rapportées. Il intervient dans des spectacles du Collectif blOp depuis 2013 : 2 est-il un chiffre bleu ? , Le roman deRenart… Intervenant pour le Théâtre en miette et la Compagnie du Dernier Strapontin, il vient d’écrire et interpréter un spectacle qui traite du commerce triangulaire à Bordeaux.

Jean-Philippe Tomasini (musicien)

Guitariste autodidacte, il participe à plusieurs groupes dans la mouvance des musiques latino-américaines : Outras Linhas, Los Bambasitos… Membre de la Compagnie du Si avec laquelle il participe à de nombreuse lectures musicales dont « Lève-toi avec moi », montage poétique réalisé à partir de textes militant de Pablo Neruda. Membre fondateur du Collectif blOp (interjection) et du Trio bordelais Blunk avec lequel il développe un travail approfondi dans le domaine de la composition électro-acoustique. Il a participé en outre comme percussionniste à plusieurs ensemble Batucada comme Zumbi Rei.

Motivations

L’origine

Le collectif blOp (interjection) a déjà travaillé sur un sujet scientifique en créant en 2015 une pièce de théâtre portant sur les mathématiques : 2 est-il un chiffre bleu ?

Pour faire suite à cette expérience d’écriture, le collectif a envisagé dans un premier temps  de proposer des lectures ayant pour  thème l’univers des mathématiques, mêlant textes scientifiques, correspondances épistolaires et textes littéraires.

Cependant la re-lecture d’œuvres littéraires, telles que celles d’Isaac Asimov, a progressivement aiguillé le projet sur la piste de l’Intelligence Artificielle. Des références cinématographiques allant du Frankenstein de James Wale au Blade Runner de Ridley Scott ont quant à elles fait émerger l’envie de travailler sur une forme véritablement théâtrale.

Il se trouve qu’entre-temps, le sujet a repris une place importante sur la scène médiatique. Face à cette actualité très riche, le collectif a choisi d’adopter un point de vue distancié.

De nombreuses questions se sont alors posées.

I.A.ltérité

À quelle définition de l’intelligence se réfère-t-on lorsqu’on parle d’Intelligence Artificielle ? Parle-t-on uniquement d’Intelligence Artificielle ou aussi de Conscience Artificielle ?

Selon le sens que l’on donne à ces mots, est-on si près du but que le disent les médias, ou est-on seulement en présence d’une énième reformulation du mythe du Golem, comme le fut en son temps la Créature du Dr Frankenstein ? 

Si l’on dépasse ces questions ainsi que l’indéniable dimension commerciale de cet engouement, il reste à discerner dans cette course à la création d’une I.A. la motivation des chercheurs, développeurs, et de la société de manière plus large.

Dans quelle mesure cette quête a-t-elle pour origine la recherche du geste démiurgique ? Le chercheur se prend-il pour Dieu, et trahit-il le désir de la Société Humaine de Tout maîtriser, le Savoir comme la Vie ?

Ou bien ce désir naît-il d’une insatisfaction profonde : l’incapacité finale à réellement appréhender l’autre (et donc soi-même) ? Ainsi cette frustration nous pousse-t-elle peut-être de manière inconsciente vers une chimère : si je crée cet “autre” de toute pièce et à mon image, je serai alors à même de le comprendre, de me comprendre. Sauf qu’au moment hypothétique où il s’éveille à la conscience, cet ”autre” m’échappe de toute façon en devenant vraiment… “autre”.

L’éveil

Notre spectacle propose d’assister à l’éveil d’une Conscience Artificielle.

Comment celle-ci prendra-t-elle connaissance du monde extérieur, par exemple des acteurs ? Du public ? Où la machine fixera-t-elle la frontière ? Qu’est-ce qui fera ou ne fera pas partie d’elle-même ?

Comment les interfaces mises en œuvre pour ces tâches seront-elles interprétées par l’être humain, et par l’I.A. elle même ?

Le couple perception/langage est bien entendu au centre de ces problématiques, et sera par conséquent un des axes de réflexion importants de notre création.

Quel rôle joueront les algorithmes, le langage informatique, dans la mise en forme d’une image consciente de soi et de la réalité extérieure ? Si le codage précède la pensée – mais peut-être est-ce là une croyance trop anthropomorphique – à quoi ressemblera un monde perçu par une Intelligence Artificielle ?

Par l’intermédiaire de ce langage pourra-ton communiquer avec elle ?

Spectacle Vivant

De toute évidence, nombre de ces questions trouvent un écho assez troublant dans les problématiques liées à la création artistique, en particulier dans le cas du spectacle vivant :

– motivation derrière la volonté de création

– œuvre échappant à son créateur

– frontière scène/public, acteurs/personnages, fiction/réalité, faux/vrai, rapport au réel

– importance du langage, du code

Le terme même de “spectacle vivant” nous semble questionner de manière assez  significative l’analogie entre les deux domaines.

Cependant les analogies, si elles sont source de créativité, peuvent s’avérer très trompeuses. 

C’est pourquoi nous souhaitons nous rapprocher d’acteurs des domaines scientifiques abordés, et ce dès les premières étapes de la conception de notre spectacle.

Nous aurons bien entendu besoin de rencontrer des chercheurs en modélisation, réseaux de neurones, I.A., robotique… 

Il ne s’agit pas pour nous d’intégrer directement de réels systèmes autonomes – le spectacle étant avant tout une fiction.

Nous souhaitons cependant nourrir notre langage théâtral  à l’aune de ces domaines de recherche.

Par ailleurs un travail avec des équipes de chercheurs en sciences humaines peut s’avérer très intéressant pour nous, dans la mesure où nous cherchons à porter un regard distancié sur ce phénomène.

Enfin, il nous apparaît indispensable de pouvoir travailler avec une équipe de chercheurs en neurosciences.

Afin d’élaborer notre propos en lien avec les avancées dans ces domaines, nous sommes désireux de pouvoir mettre en place un partenariat entre ces équipes et la nôtre tout au long du processus de création.

Processus de création

Représentation scénique d’un esprit

Où et comment se manifeste l’esprit ? Est-il un principe immatériel séparé du corps comme le veut le dualisme cartésien? Ou est-il une simple manifestation de l’activité physique d’un cerveau, comme un logiciel naîtrait du matériel ?

Nous nous proposons de nous nourrir de ces conceptions philosophiques pour représenter l’esprit de notre créature. Mettre en parallèle des trajets lumineux sur scène avec l’expression de sa parole laisserait entendre qu’elle est la résultante d’un système neuronal. A contrario, l’entendre s’exprimer alors que tout semble éteint électriquement indiquerait une existence en soi de son esprit. La possibilité d’une âme…

D’autres conceptions sur la représentation des images et des pensées à l’intérieur d’un esprit nous donnent des pistes de travail. Ainsi, Lucrèce, philosophe matérialiste, imaginait que les objets projetaient des simulacres dans l’esprit humain. Simulacres à l’origine de nos représentations mentales. Cette conception peut être mise en parallèle avec l’interface de notre créature, projetée vers l’esprit humain pour qu’il puisse l’appréhender.

« Machine qui joue » Vs « jouer la machine »

Dans un grand nombre de spectacles traitant du sujet de l’IA, il nous est proposé de regarder des machines remplir des tâches dites relevant de l’esprit humain : danse, jeu théâtral, pièce écrite par « ordinateur »… La plupart du temps, nous projetons sur ces machines une intentionnalité qui nous trouble et nous fascine.

Plutôt que de regarder du matériel imiter l’homme, nous nous proposons de représenter ce matériel théâtralement. Nous souhaitons nous jouer la machine dans ses différentes couches, depuis l’impulsion électrique jusqu’à la communication intelligente. Jouer le câble, la tour, la souris, l’écran, le dossier, le message d’erreur, la vidéo…

Cette effort d’interprétation du monde matériel nous laisse penser que nous sortirons de la fascination pour tenter de comprendre le fonctionnement interne d’une IA. En tous les cas, nous donnerons de ce fonctionnement complexe des représentations, des images, des métaphores.

Langage informatique

Notre rapport au monde s’élabore au moyen de notre langage, celui de la créature a donc pour fondement le code informatique. C’est le code qui structure la pensée de la machine, ce sont les algorithmes qui déterminent sa manière d’agir, c’est là qu’existent ou non ses représentations du réel.

Nous souhaitons faire entendre sur scène cette langue mystérieuse qui peut prendre une apparence ésotérique pour les béotiens. Le code a toutes les apparences du langage alchimique pour qui ne sait pas parler informatique. C’est une matière brute qui nous fait pénétrer dans le monologue intérieur de la machine. Si la créature s’éveille à la conscience, le langage informatique serait la langue de son inconscient ? Le moyen d’expression de ses fantasmes, conflits intimes, peurs, prières… ?

Nous demanderons donc aux équipes de chercheurs avec qui nous collaborons de nous fournir du matériel algorithmique « brut », tel qu’il est implémenté dans une machine.

L’attention portée à ce langage nous donne une autre piste de travail. Le code informatique s’élabore sur des structures théoriques précises : conditionnelles, itératives, récursives… Puisque nous voulons pénétrer la pensée de notre machine intelligente, les scènes qu’elle se représente, même dans notre langue, peuvent se construire sur ces structures.

Ainsi, une scène conditionnelle représenterait toutes les options possibles d’une situation. Par exemple, deux personnages se font face, l’un tend la main. Il y a alors deux options pour la machine, soit cette main est prise, soit non. Pour chaque option, il y a plusieurs options possibles et ainsi de suite. Nous assisterions alors à la représentation d’une pensée sous la forme d’un arbre informatique.

Le même procédé pourrait être appliqué aux autres structures algorithmiques.

Public

 

Ce spectacle, tout public à partir de 10 ans, devrait intéresser la programmation des salles de spectacles : l’Intelligence Artificielle, sujet d’actualité pourtant très axé “sciences et technologie”, est ici questionnée par une approche avant tout artistique – théâtrale, musicale et littéraire – mais aussi philosophique et métaphysique.

Il pourra également donner lieu à des actions de médiation en milieu scolaire (collège et lycée) ou dans les CCSTI comme CapSciences autour de thèmes tels que l’Intelligence Artificielle, le Code, l’Informatique, les Neurosciences, etc…

Dans le cadre d’une résidence artistique organisée par la Daac en Novembre 2017, le collectif Blop a réalisé une trentaine d’heures d’interventions Théâtre et Mathématiques ainsi que Musique et Mathématiques au collège Pablo Neruda et au Lycée Vaclav Havel de Bègles.

L’expérience sera renouvelée en 2018 au collège les Dagueys de Libourne.

Partenariat

 

Le Collectif blOp a dores et déjà pris contact avec la Direction Innovation, Partenariats, Entreprises de l’Université de Bordeaux en la personne de Hélène SCHWALM, Chargée de projets Arts et Sciences.

Grâce à ses services, un premier contact a été noué avec MM.Nicolas Rougier et Xavier Hinaut, chercheurs Inria-Labri (sciences informatiques), travaillant également sur la plateforme Mnémosyne (équipe pluridisciplinaire, en lien avec les neurosciences à l’Institut des maladies neurodégénératives).

Ils interviennent régulièrement sur la question de l’intelligence artificielle précisément, sa définition, son histoire…

Nous avons par ailleurs obtenu un financement suite à l’appel à projet lancé par le Réseau néo-aquitain de la culture scientifique et le Centre de Culture Scientifique, Technique et Industrielle de Nouvelle Aquitaine.

 

 

 

 

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